vendredi 3 février 2012

Semaine du 29 janvier 2012

Fête à l'orphelinat

Dimanche après la réunion de coordination, le groupe de CASIRA était invité pour une petite fête à l'orphelinat.  Scéance photos avec l'équipe qui termine son mandat devant les travaux réalisés,accueil du nouveau groupe, chansons en français, spectacle de danse kmer (Apsara) donné par les enfants et finalement, danse générale.  À 5h de l'après-midi, inutile de dire que c'était aussi un vrai sauna.  Nous avons presque appris la danse en ligne que les kmers dansent partout, sur la promenade à Phnom Penh, à la télé, dans les clips... C'était bien agréable. Les enfants sont très sympathiques et attachants. Lundi midi, départ du groupe 1 pour Phnom Penh et repos pour moi à la magnifique piscine de La Véranda. L'endroit est superbe et la piscine salée pour moi toute seule à un moment donné.




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Sihanoukville

Mardi, je suis partie en minibus pour Sihanoukville, une station balnéaire populaire au Cambodge (la seule d'ailleurs). J'ai réservé une petite guesthouse française recommandée par Le Routard et une copine française.  Comme je suis seule, j'ai pensé que ce serait sympathique d'être entre francophones et ce sera la première fois que je fais cette expérience.  La guesthouse est plutôt sommaire, le restaurant français est bien et le proprio Valton est sympathique. La clientèle, disons que ce sont des habitués, homms surtout, qui y viennent régulièrement.  Ils fument, boivent et ont des petites amies cambodgiennes. Pas mon style quoi! Comme il n'y a pas de climatisation, je n'y retournerai pas. 

La rue qui descend à Serendipity Beach où je logeais l'année dernière est transformée.  Il y a un an, c'était un chantier de construction.  Je disais toujours que c'était Beyrouth après un bombardement.  Maintenant, la rue est pavée, de nombreuses et nouvelles contructions sont apparues. C'est assez chic. Je suis retournée au même petit coin de plage à Ochheuteal beach que l'an dernier.  Les garçons du resto sont adorables, ils ont changés l'ameublement et derrière, on a contruit des douches et toilettes propres.  C'est appréciable. Au bout de cette plage, il y a moins de touristes et le soir, il n'y a que des kmers qui viennent y manger en groupe. 



Je suis allée à SKV pour y visiter l'orphelinat Aspeca.  C'est le plus gros que j'ai visité jusqu'à maintenant.  Il compte environ 170 enfants dont 140 internes et le reste externe, c'est-à-dire qu'ils vivent dans leur famille qui est aidée par Aspeca. C'est un peu sur le modèle de celui de Kep.  Des petites maisons avec environ 10 enfants et une maman. Chaque maison a son potager et il y a un beau grand bâtiment communautaire pour l'infirmerie, la salle de broderie, de couture, etc.  Les salles de classe sont en retrait.  On y donne des cours de récupération pour aider les grands à passer leur bac (lycée) et des cours de langues (anglais, français).  La bibliothèque est aussi dans un bâtiment séparé. Il y a plein d'arbres fruitiers, des terrains de jeux, un kiosque, des potagers.  Bref, c'est vraiment un beau milieu de vie pour un orphelinat.  J'avoue que ce n'est pas ce que j'imaginais. Quand on voit les enfants qui vivent sur les trottoirs et qui ramassent les bouteilles de plastique, je me dis que ceux-là ont de la chance, Aspeca les aide jusqu'à leur autonomie. Comme la directrice ne parle pas français, ni anglais, elle était accompagnée par une ancienne filleule qui parle bien français et qui est professeur de français au Lycée.  Elle a même fait l'université.

 Malheureusement, tout est en bon état et très propre.  Quelques toitures à changer ou réparer et ce n'est pas le genre de travail que CASIRA fait habituellement.  La majorité des bénévoles sont des femmes retraitées.  Moi, je ne monterais certainement pas sur le toit du kiosque pour le réparer! Il y aurait possibilité d'aider aux cours de français et à l'animation de la bibliothèque.  J'ai visité des guesthouses autour et j'en ai trouvé deux très bien, dont l'une à 10 minutes à pied de la Victory Beach et de l'orphelinat et c'est très très chic.  Prix non négocié pour un groupe: 15$ ou 20$ selon la grandeur, avec a/c, Wi-fi, eau chaude ascenseur et balcon privé. L'orphelinat en retrait d'une pagode et la belle guesthouse près d'une plage tranquille serait un lieu de travail intéressant pour nos bénévoles s'il y avait du travail pour nous.
Il y a eu deux orages assez violents à SKV pendant mon séjour. Impressionnant!

Retour à Kep

Vendredi matin, je repars en minibus pour Kep.  Cette fois, pour découvrir le coin avec l'équipe en place.  L'équipe 2 ira sur l'ile aux lapins (Koh Tonsai) demain et dimanche, ce sera la visite des points d'intérêt de la région de Kampot et Kep: marais salant, plantation du poivre, caverne, temple...

Arrivée tôt à Kep, j'en profite pour mettre à jour mon blogue.  Malheureusement, le téléchargement des photos est trop long.  Il faut que je trouve une solution à ce problème.

samedi 28 janvier 2012

Chantier de Kep

Transport en bus pour Kep.  Départ avec 45 min de retard pour une durée de 4h30 environ. Plus on s’approche du sud, plus le paysage est beau.  C’est un peu montagneux et plus vert.  Je descends du bus près de la mer (Yes!) et de la plage de Kep.  Je saute dans un Tuk tuk et je demande le Seaside Guesthouse.  Heureusement qu’il connait, car j’ai oublié de chercher l’adresse. Arrivée à la Kep Seaside guesthouse, je suis surprise de voir que c'est tout neuf (en fait pas terminé) et les chambres sont très belles, avec un balcon vu sur la mer et une magnifique salle de bain de décor très actuel.  Pas mal plus belle que chez moi! Le seul problème, c'est qu'il n'y a que les deux lits comme meubles.  Rien d'autres pour le moment.  Mais pour 14$ faut pas être trop exigent.  En plus, c'est à 5 minutes du Crab Market et de l'orphelinat où l'équipe travaille.

 Le Crab Market est très intéressant avec ses restaurants spécialisés surtout en fruits de mer. Kimly a été adopté par le groupe qui y mange presqu'à tous les jours.

 Notre équipe de 2 enseignantes et 3 travailleurs manuels ont fait un travail impressionnant, surtout avec cette chaleur. En trois semaines, ils ont peinturé 2 maisonnettes de 4 pièces où habitent une dizaine d'enfants et une nounou et restauré la grille et le portique d'entrée.   Le directeur est enchanté que son portique brille de tous ses feux, avec couleurs criardes et dorures nombreuses.  Et c'est à son goût (pas au nôtre). On a beau être pauvre, on est fier!

Je resterai donc ici de jeudi à mardi.  Jeudi et vendredi, j'ai assisté aux cours de français.  Samedi, nous sommes allés à l'orphelinat pour terminer les fiches pédagogiques que j'avais demandées qu'elles complètent et faire des photocopies.  Le directeur était là, même le samedi.  Dimanche, nous sommes invités à une fête organisée à l'orphelinat pour souligner le départ du groupe 1 et peut-être l'arrivée du groupe 2.  Nos bénévoles ont créé des liens avec les enfants et se sont bien amusés. Ils resteraient bien faire le 2e mandat,  tellement ils apprécient Kep et leur travail.

Pour souper, nous sortons à différents restaurants. Kimly évidemment, la pizzéria et Au bout du monde, un restaurant français aménagé à flanc de montagne près du parc de Kep.  J'ai vraiment bien mangé et bu. Prix: entre 6$ et 12$ pour des fruits de mer frais, savoureux souvent assaisonnés du fameux poivre de Kampot, boisson incluse.  C'est plus cher qu'habituellement, mais comme on est généreux, mais pas niaiseux... On se gâte.

mercredi 25 janvier 2012

Visite chez ASPECA à Phonm Penn

Je suis bien en retard dans mon carnet de voyage. Problème de temps et de connection Internet.
On reprend donc à Phnom Penh, où je suis allée, tel que prévu, rencontrer la directrice de Aspeca le 25 janvier a.m. Elle a invité une volontaire qui l’assiste pour quelques mois à assister à notre rencontre.  Aspeca est enchanté du travail de nos cinq bénévoles à l’orphelinat de Kep et le directeur également.  Je crois qu’ils sont réellement impressionnés par le travail de quatre femmes et d'un seul homme, tous d’un âge respectable.  Ainsi, j’ai senti une grande ouverture à une collaboration future. La directrice m’a proposé de visiter 4 foyers à Phnom Penh; j'avais mentionné que ce serait intéressant pour nous d'avoir au moins un groupe dans la capitale.  Comme j’insiste pour avoir des chantiers au sud au bord de la mer,  elle propose Sihanoukville qu’elle n’avait jamais mentionné auparavent et Kep, s’il y a encore du travail à faire. Elle a très bien compris que j’irai voir ailleurs, si Aspeca n’a pas de centres là. On dit souvent chez Casira que l'on est généreux, mais pas niaiseux.  Ce qui signifie que l'on profite de la vie tout en faisant du bénévolat.

Avec l’assistante, nous avons visité deux orphelinats et notés le travail à faire.  L’un est  en plus mauvais état que l’autre, avec des problèmes d’infiltration de trois sources différentes.  Nous convenons que nous visiterons les deux autres un peu plus éloignés du centre, dès mon retour à Phnom Penh.  Cela fait donc une possibilité de 6 centres déjà, alors que nous avons besoin de 2 ou 3 seulement pour l’an prochain. J’ai trouvé très intéressant de voir le fonctionnement de ces orphelinats.  Il y a beaucoup d’entraide de la part des enfants et les quelques membres du personnel semblent très dévoués.  J’ai été impressionnée de voir la petite cuisine où une seule cuisinière prépare tous les repas pour 70 enfants. La cuisine n’est pas vraiment équipée. Pas de frigo, un ou 2 poêles (genre de camping à 2 ronds), pas de table, des petits comptoirs. Mais bon! Comme elle est seule…

Le directeur a un lit dans son bureau, j’imagine qu’il couche là. Le directeur et la directrice des 2 centres m’attendaient avec toute une liste de réparations et rénovations à  faire.

Demain, départ pour Kep pour assister aux derniers cours et ateliers de français et à la réunion de coordination des équipes 1 et 2 de Casira.  Il y aura changement d’équipes et je tiens à être au courant de ce qui se passe en enseignement pour pouvoir aider les équipes suivantes au besoin.  Nous avons beaucoup insisté sur l’importance de la continuité.
Je n'ai pas encore réussi à lire mes photos sur mon laptop.  Il faudrait que j'y mette du temps... quand j'en aurai.








mardi 24 janvier 2012

Blessing Ceremony

Le voyage pour Siem Reap a été assez éprouvant.  D'abord le bus est parti en retard.  Il ne devait pas faire d'arrêt, mais le conducteur s'est arrêté quand même.  J'ai toujours soupçonné que les conducteurs avaient une commission dans les restaurants d'escale.  Bref, je suis arrivée trop tard à Siem Reap pour prendre la voiture de location avec les autres bénévoles.  Pierre-Jacques m'avait réservé une moto qui connait l'endroit.  Donc, ce fût l'aventure en moto sur les routes de poussière de la cité d'Ankor.  Pas de casque, mais heureusement, j'avais mon chapeau Tilley pour me cacher un peu du soleil.  Sans crème solaire, ni bronzage, je suis vulnérable aux coups de soleil.  Après plus d'une heure, il a fallu demander à tous les adultes en vue (il n'y en avait pas beaucoup) la direction du terrain à bénir.

 Finalement, nous sommes arrivés sains et saufs (après un dérapage dans le sable) avec une quinzaine de minutes de retard.  Je me sentais fourbue et poussiéreuse pour une arrivée remarquée.  Les prières, incantations, ablutions étant commencées, je me suis assise discrètement parmi les invités d'honneur, soit les bailleurs de fonds (nous), Leng et sa vingtaine d'enfants, sa femme enceinte, les professeurs, le shérif, quelques villageois et de nombreux enfants. Les prières étaient faites pour chasser les fantômes du terrain  (il doit y en avoir beaucoup à mon avis) et c'était une cérémonie hindouiste.  Les moines et nonnes n'étaient pas habillés en moines.  Ils et elles étaient rasées par contre.  Nous avons eu droit à un superbe spectacle de danse traditionnelle kmer (Apsara) donné par les enfants de Leng.  Cette année, ils avaient des costumes en plus, contrairement à l'an passé.  Très très bien! Je mettrai des photos et vidéos bientôt.  Ils n'ont pas beaucoup changé, j'en ai reconnu plusieurs.  Eux par contre, ne m'ont pas reconnu.  La première fois, j'étais avec Hélène Bougeois-Leclerc et, je passais pas mal inaperçue.





Nous sommes revenus vers 18h en ville, en voiture cette fois.  J'étais contente de rencontrer et faire plus ample connaissance avec les membres de notre groupe de CASIRA au bar Viva Mexicana pour une tequila.  L'an dernier, nous y allions tous les jours. Nous avons soupé sur une belle terrasse en haut de l'hôtel en face du nôtre.  Peu d'employés (congé du nouvel an chinois), le service a été très lent.  Nous nous sommes couchés vers 11h.  Et moi qui était levée depuis 5h30 et qui avait fait toute cette route,  je suis tombée comme une roche.

Le nouvel hôtel de Siem Reap est très bien, mais n'a pas de piscine.  Indispensable à mon avis, dans cette ville chaude et poussiéreuse!