Bizarre! Je perds souvent une partie du texte que j'ai écrit. C'est assez frustrant.
Jeudi matin, je suis donc allée visiter les 2 derniers centres de Phnom Penh avec ML la stagaire française, asssistante de la directrice Kim. Le premier orphelinat, assez petit, est à une dizaine de minutes des bureaux d'Aspeca. Comme les autres déjà visités, il aurait besoin de peinture et de quelques travaux de rénovation. Le dernier, beaucoup plus loin vers le nord-ouest de la ville, est comme dans une banlieu. Beaucoup de peinture à faire, les salles de bain à rafraîchir, la cour à réaménager... Mais c'est un peu loin. Nous n'irons certainement pas là, ça coûterait trop cher de tuk tuk pour le transport des bénévoles. ML a une filleule là-aussi, mais elle n'a pas apporté de cadeau. La petite de 5 ans semble timide et triste. Elle a été placée là par sa mère qui a été abondonnée avec ses enfants par son mari. Elle doit donc travailler et ne peut s'occuper de ses quatre enfants qui sont maintenant dans un orphelinat. Triste!
Le plus touchant de cette rencontre, c'est lorsque la directrice cambodgienne, m'a raconté comment elle a retrouvé ses deux parents, ses frères et soeurs après le génocide. Son mari et une partie de sa famille ont été tué. À chaque fois que je la vois, elle parle de l'époque du génocide. Aujourd'hui c'est une femme souriante, dynamique, engagée pour la cause des enfants et, qui a fait de grandes réalisations pour aider son pays. Quel courage et quelle force de caractère!
Pierre-Jacques arrive aujourd'hui pour accueiller deux nouvelles bénévoles du projet. Moi, je quitte vendredi pour Siem Reap, car des amis viendront m'y rejoindre dimanche en provenance de Bangkok.
Je prendrai ensuite des vacances en leur compagnie. Le volet développement de ma mission est terminée je crois. Nous avons déjà plus de centres que nous n'en voulons. Et le choix est presque définitif. Je ne vois pas l'utilité de continuer à visiter des centres. Par contre, le volet enseignement est de moins en moins clair. Depuis que j'ai lu les rapports faits pour 2011 sur la situation des cours de langues et des bibliothèques des centres Aspeca au Cambodge, ma vision est moins claire. Il n'y a pas de généralités, mais que des particularités. Je pensais que l'expérience à Kep cette année, servirait de modèle d'intervention pour les autres centres. Or, la situation diffère dans chacun des centres. Il faudra donc proposer nos services en fonction de chaque endroit où nous voudrons intervenir. À mon retour de vacances, probablement qu'il me faudra revisiter les centres choisis et peut-être même assister aux cours et activités pour pouvoir écrire des offres de service adéquates. Moi, qui pensait prendre ça cool pour la dernière partie de mission!
Ce blog est un modeste carnet de voyage pour rédiger mes expériences en Asie. Il me sert aussi pour donner des nouvelles générales a ma famille et a mes amis. Les voyageurs pourront y trouver des adresses d'hébergement et informations qui pourraient être utiles.
vendredi 10 février 2012
mercredi 8 février 2012
Travail à Phnom Penh et Wat Phnom
La capitale Phnom Penh est un passage obligé entre les régions où je dois me déplacer pour mon travail. De retour du sud, je passe quelques jours à Phnom Penh principalement y pour travailler. J'espère découvrir un peu plus la ville dont je ne connais que les environs du Musée nationale, les musés du génocide et le Riverside. L'année dernière, nous étions au même hôtel et ne sommes restés que quelques jours. Ainsi, je fréquente toujours la même partie de la ville.
ASPECA
Le 7 février, j'avais rendez-vous chez Aspeca avec la directrice française de l'enseignement des langues vivantes et des bibliothèques d'Aspeca qui est arrivée la veille au Cambodge pour environ un mois. J'ai beaucoup communiqué avec elle par courriels avant ma venue au Cambodge au sujet de notre implication auprès des enfants. Je suis bien contente de faire enfin sa connaissance. Elle a un horaire chargé et doit se rendre dans une dizaine de régions au pays. La rencontre se passe en présence de la directrice du Cambodge et de sa soeur qui vient aussi de France pour l'hygiène. La discussion va un peu dans tous les sens. On parle de certains enfants parennés, de bibliothécaires, de formation pour les bibliothécaires, de SIPAR qui donne une formation aux bibliothécaires des orphelinats à 350$ et qu'il faut trouver l'argent.... On me suggère de rencontrer le responsable de SIPAR, le président d'Aspeca mais, je ne vois pas pourquoi. Je veux rester centrée sur ma mission de CASIRA et ne veux pas trop me disperser dès le début de ma mission. Tout cela est bien intéressant, mais on ne parle pas beaucoup de l'enseignement du français qui me semblait être le but de la rencontre. Mais, cela me permet de mieux connaître l'organisation.
Après une heure, nous partons toutes en voiture vers un centre situé au nord-ouest de PP. Il est comme à la limite de la ville, dans une sorte de banlieu. La cour m'apparait assez désertique et sablonneuse. J'apprends que l'on a dû surélever et drainer la cour parce que le voisin, une école pour handicapés, a construit plus haut et qu'il y avait des problèmes d'écoulement des eaux. Difficile à imaginer par cette température sèche! Nous examinons la construction d'un kiosque ombragé (il me semble bien petit pour si grande cour). Ce sont de jeunes adolescents parennés qui y travaillent.
Je me demande si on est venu pour visiter et voir si nous pourrions y faire des travaux l'année prochaine. Et non, on ne visite pas! La directrice cambodgienne de l'ONG rassemble tous les enfants sur la terrasse (c'est jour de congé) et fait un long discours en kmer qui semble en être un de motivation. La responsable de l'enseignement française poursuit en français, traduit par une ancienne parennée et on me donne aussi la parole. Je fais ça court, les enfants commencent à bailler et il fait chaud aussi sur la terrasse. Je dis que CASIRA est fier de contribuer à améliorer les conditions de vie des enfants kmers...
Finalement, nous repartons et on convient que je reviendrai après demain pour visiter... Je ne comprends pas trop quel était le but de cette visite. Peut-être était-ce pour permettre à la soeur de la directrice française de voir son filleul et de lui remettre en cadeau, un hélicoptère téléguidé (sans commentaire)? Les responsables françaises semblent avoir parenné plusieurs enfants cambodgiens depuis plusieurs années. Leur implication et génrosité m'impressionnent beaucoup!
Je suis un peu déçue tout de même, j'espérais discuter des difficultés de l'enseignement du français à Kep et surtout, j'aurais voulu en savoir plus sur ce qui se passe dans les centres où nous pensons intervenir l'an prochain. Je n'aurai pas d'autres occasions de revoir la responsable de l'enseignement car nos itinéraires ne se rencontrent plus. Bon, il reste toujours les courriels!
J'ai tout de même beaucoup apprécié tout ce que j'ai vu aujourd'hui. Le chauffeur me dépose au Musée nationale près de mon hôtel.
Le Wat Phnom
Après le dîner, je décide d'aller faire un tour au Wat Phnom (le Mont-Royal Phnompennois). Comme c'est une fête bouddhiste aujourd'hui (jour où Bouddha a enseigné à des centaines de moines, si j'ai bien compris); il doit y avoir de l'activité à la petite montagne (le phnom) où la ville a été fondée. En tuk tuk, c'est à une dizaine de minutes seulement. Je monte donc en haut de la montagne où le temple semble effectivement très animé. Il y a de la musique et beaucoup de gens qui arrivent avec des offrandes (fleurs, nourriture, argent...).
Je fais le tour du wat et des environs. C'est intéressant et agréablement ombragé. En contournant la montagne, je trouve un musée et je décide de le visiter. Il devrait y avoir de la climatisation, ça va me rafraichir un peu. Finalement, il y fait chaud et, je semble être la seule visiteuse. Je fais le tour des deux étages et j'apprécie les maquettes des différentes époques de la création de Phnom Penh. Au deuxième, maquettes de l'histoire moins reluisante de la révolution kmer rouge. À la boutique, les prix me semblent très intéressants pour les statuettes en bois de danseuses Apsara et de chemises de soie à 4$. Je n'achète rien, je ne veux pas m'encombrer. Je pourrai toujours revenir à la fin du voyage.
Croisière sur le Tonle Sap
Je décide de rentrer à pied par la promenade qui longe le lac Tonle Sap. En passant près d'un quai, je constate qu'il y a une excursion qui part dans 15 minutes pour une croisière d'une heure au coucher du soleil. À 5$ je ne peux pas être déçue. Je suis un peu déçue du bateau qui n'est pas celui que le vendeur m'avait montré, mais il y a des ceintures de sauvetage au moins. Je crains un peu le soleil sur le toit non couvert, mais comme le soleil est bas, ça devrait se supporter. Le plus intéressant est l'autre rive où on peut voir (non admirer) un "village" de bateaux où vivent des familles de pêcheurs pauvres, vietnamiens je crois, et un peu plus loin sur la rive, les maisons sur pilotis que l'on aperçoit de la route avant de traverser le pont qui nous mène en ville. Un bidonville, c'est vraiment pauvre et misérable. Je me sens toujours mal à l'aise de photographier la misère. En revenant du côté de la ville, le soleil est bas et l'on photographie sans gêne cette fois. La pleine lune n'est pas encore levée, dommage! C'est une belle ballade qui vaut bien 5$ Je la proposerai aux membres du groupe lorsqu'ils passeront à Phnom Penh. En marchant, c'est à une quinzaine de minutes de l'hôtel.
Photos à venir
ASPECA
Le 7 février, j'avais rendez-vous chez Aspeca avec la directrice française de l'enseignement des langues vivantes et des bibliothèques d'Aspeca qui est arrivée la veille au Cambodge pour environ un mois. J'ai beaucoup communiqué avec elle par courriels avant ma venue au Cambodge au sujet de notre implication auprès des enfants. Je suis bien contente de faire enfin sa connaissance. Elle a un horaire chargé et doit se rendre dans une dizaine de régions au pays. La rencontre se passe en présence de la directrice du Cambodge et de sa soeur qui vient aussi de France pour l'hygiène. La discussion va un peu dans tous les sens. On parle de certains enfants parennés, de bibliothécaires, de formation pour les bibliothécaires, de SIPAR qui donne une formation aux bibliothécaires des orphelinats à 350$ et qu'il faut trouver l'argent.... On me suggère de rencontrer le responsable de SIPAR, le président d'Aspeca mais, je ne vois pas pourquoi. Je veux rester centrée sur ma mission de CASIRA et ne veux pas trop me disperser dès le début de ma mission. Tout cela est bien intéressant, mais on ne parle pas beaucoup de l'enseignement du français qui me semblait être le but de la rencontre. Mais, cela me permet de mieux connaître l'organisation.
Après une heure, nous partons toutes en voiture vers un centre situé au nord-ouest de PP. Il est comme à la limite de la ville, dans une sorte de banlieu. La cour m'apparait assez désertique et sablonneuse. J'apprends que l'on a dû surélever et drainer la cour parce que le voisin, une école pour handicapés, a construit plus haut et qu'il y avait des problèmes d'écoulement des eaux. Difficile à imaginer par cette température sèche! Nous examinons la construction d'un kiosque ombragé (il me semble bien petit pour si grande cour). Ce sont de jeunes adolescents parennés qui y travaillent.
Je me demande si on est venu pour visiter et voir si nous pourrions y faire des travaux l'année prochaine. Et non, on ne visite pas! La directrice cambodgienne de l'ONG rassemble tous les enfants sur la terrasse (c'est jour de congé) et fait un long discours en kmer qui semble en être un de motivation. La responsable de l'enseignement française poursuit en français, traduit par une ancienne parennée et on me donne aussi la parole. Je fais ça court, les enfants commencent à bailler et il fait chaud aussi sur la terrasse. Je dis que CASIRA est fier de contribuer à améliorer les conditions de vie des enfants kmers...
Finalement, nous repartons et on convient que je reviendrai après demain pour visiter... Je ne comprends pas trop quel était le but de cette visite. Peut-être était-ce pour permettre à la soeur de la directrice française de voir son filleul et de lui remettre en cadeau, un hélicoptère téléguidé (sans commentaire)? Les responsables françaises semblent avoir parenné plusieurs enfants cambodgiens depuis plusieurs années. Leur implication et génrosité m'impressionnent beaucoup!
Je suis un peu déçue tout de même, j'espérais discuter des difficultés de l'enseignement du français à Kep et surtout, j'aurais voulu en savoir plus sur ce qui se passe dans les centres où nous pensons intervenir l'an prochain. Je n'aurai pas d'autres occasions de revoir la responsable de l'enseignement car nos itinéraires ne se rencontrent plus. Bon, il reste toujours les courriels!
J'ai tout de même beaucoup apprécié tout ce que j'ai vu aujourd'hui. Le chauffeur me dépose au Musée nationale près de mon hôtel.
Le Wat Phnom
Après le dîner, je décide d'aller faire un tour au Wat Phnom (le Mont-Royal Phnompennois). Comme c'est une fête bouddhiste aujourd'hui (jour où Bouddha a enseigné à des centaines de moines, si j'ai bien compris); il doit y avoir de l'activité à la petite montagne (le phnom) où la ville a été fondée. En tuk tuk, c'est à une dizaine de minutes seulement. Je monte donc en haut de la montagne où le temple semble effectivement très animé. Il y a de la musique et beaucoup de gens qui arrivent avec des offrandes (fleurs, nourriture, argent...).
Je fais le tour du wat et des environs. C'est intéressant et agréablement ombragé. En contournant la montagne, je trouve un musée et je décide de le visiter. Il devrait y avoir de la climatisation, ça va me rafraichir un peu. Finalement, il y fait chaud et, je semble être la seule visiteuse. Je fais le tour des deux étages et j'apprécie les maquettes des différentes époques de la création de Phnom Penh. Au deuxième, maquettes de l'histoire moins reluisante de la révolution kmer rouge. À la boutique, les prix me semblent très intéressants pour les statuettes en bois de danseuses Apsara et de chemises de soie à 4$. Je n'achète rien, je ne veux pas m'encombrer. Je pourrai toujours revenir à la fin du voyage.
Croisière sur le Tonle Sap
Je décide de rentrer à pied par la promenade qui longe le lac Tonle Sap. En passant près d'un quai, je constate qu'il y a une excursion qui part dans 15 minutes pour une croisière d'une heure au coucher du soleil. À 5$ je ne peux pas être déçue. Je suis un peu déçue du bateau qui n'est pas celui que le vendeur m'avait montré, mais il y a des ceintures de sauvetage au moins. Je crains un peu le soleil sur le toit non couvert, mais comme le soleil est bas, ça devrait se supporter. Le plus intéressant est l'autre rive où on peut voir (non admirer) un "village" de bateaux où vivent des familles de pêcheurs pauvres, vietnamiens je crois, et un peu plus loin sur la rive, les maisons sur pilotis que l'on aperçoit de la route avant de traverser le pont qui nous mène en ville. Un bidonville, c'est vraiment pauvre et misérable. Je me sens toujours mal à l'aise de photographier la misère. En revenant du côté de la ville, le soleil est bas et l'on photographie sans gêne cette fois. La pleine lune n'est pas encore levée, dommage! C'est une belle ballade qui vaut bien 5$ Je la proposerai aux membres du groupe lorsqu'ils passeront à Phnom Penh. En marchant, c'est à une quinzaine de minutes de l'hôtel.
Photos à venir
dimanche 5 février 2012
Fin de semaine à Kep
De Sihanoukville à Kep, il y a trois heures de bus. Je suis donc arrivée en début d'après-midi et j'ai amené deux hollandaises qui n'avaient pas de réservation à notre Seaside guesthouse. Elles étaient enchantées de l'endroit où elles voulaient se reposer. Deux femmes dans la soixantaine avancée qui voyagent trois mois au Laos, Cambodge et Vietnam. J'en rencontre souvent de ces intrépides et je suis toujours admiratives. Seulement dans notre groupe de CASIRA, certaines partent seules après leur mission soit au Laos, soit à Bali, soit au Vietnam à deux... J'en ai rencontré de 70 ans, qui ne le paraissaient pas et qui voyageaient avec un sac à dos. Ça m'encourage... moi qui commence ma retraite.
Je me suis jointe au groupe de travail de Kep pour faire des visites dans les environs. Au programme de samedi, une excursion en bateau à l'île aux lapins où nous avons fait de la plage, nagé, marché et mangé.
Sur cette île, il y a quelques petits villages et des bungalows très sommaires pour les visiteurs. Sans électricité, ni confort évidemment, mais sympathique. J'ai même emprunté pour 2$ le roman Geisha, parce que le gars du gîte où je l'ai vu ne voulait ni le vendre, ni l'échanger. Il ne voulait que le prêter, ce que j'ai fait... sans date de retour.
Dimanche, nous avons pris 2 tuk tuk pour visiter la campagne environnante. D'abord, nous avons découver une plantation de poivre. Le poivre de Kampot est renommé dans le monde entier parait-il, j'en ai donc fait provision. Avis aux intéressés! Ensuite, nous devions visiter des grottes assez éloignées, mais nous avons fait un arrêt dans un petit paradis, le Vine Retrait, une guesthouse superbe dans la campagne avec une belle piscine. Un lieu de retraite assurément, mais nous croyions visiter un vignoble. Wine, Vine.... Confusion! Faute de vin, nous y avons pris une bière, avec des arachides chaudes. Délicieux! Nous avons décidé de ne pas nous rendre aux grottes qui nous semblaient bien loin en tuk tuk, surtout que le nôtre avait "patenté" un bidon d'eau avec un tube qui dégoutte sur le moteur pour le refroidir. Bien contentes de cette décision, car il nous a fait prendre le champs involontairement... à deux pas d'une riziaire. Heureusement, nous n'avons pas renversé, mais nous avons dû le pousser pour traverser une voie ferrée en construction deux fois plutôt qu'une. On ne vit ça qu'une fois dans sa vie!
Direction les marais salants. Bof! Des champs d'eau salée qui s'évapore en 3 jours pour ensuite en récolter le sel. Notre chauffeur de tuk tuk n'avait aucune réponse à nos questions et il ne connaissait pas les propriétaires de l'endroit. Accompagnés d'enfants assez misérables, nous nous sommes un peu promenés sur le rebord des champs. Curiosité pour les chimistes, le sel se cristalise sous forme de cubes. Habituel?
Petit arrêt dans une plantation de cashew nuts, (cachu? me souvient pas comment l'écrire en français). C'est la petite queue d'un petit fruit acide jaune ou rouge. Une queue par fruit qui doit murir, sécher au soleil et je ne sais pas à quelle étape on casse l'enveloppe qui entoure la noix. Pas vu, pas su.
On comprend pourquoi c'est si cher.
Nos chauffeurs nous proposent de nous amener manger dans un nouveau restaurant français au bord de l'eau et à côté d'un petit village de pêcheurs. Odeur de poissons peu apétissante en arrivant, mais au resto, plus d'odeur. Un menu français comme il y en a beaucoup à Kep. Je commande une tourte aux oignons et salade, d'autres la soupe aux fruits de mer ou carpacho de crevettes. Le tout goûtait la même chose, soit le sel. Est-ce notre goût qui est déformé par notre court passage aux marais salants? Bref! L'équipe qui reste à Kep et qui aime bien essayer de nouveaux restaurants n'y reviendra pas.
Il y a beaucoup de français installés à Kep. Ils tiennent des guesthouses, des restaurants, un Sun Market et il y a beaucoup de touristes également. Le bord de mer, le parc, la montagne, la tranquillité de l'endroit en font un endroit tout à fait agréable. Mais ça construit en grand comme à tous les bords de mer en Asie en ce moment et pas nécessairement pour les petits budgets. C'est plutôt Resort chic!
L'époque des routards achève-t-elle? Restera que les voyages de groupes organisés. Peut-être qu'après 70 ans, c'est la solution. Peut-être sont-ils visionnaires et qu'ils voient venir les routards en marchette?
C'est un peu à regret que je quitte cette petite ville calme pour la capitale, la très chaude Phnom Penh pour une autre fois et pour travailler.
Je me suis jointe au groupe de travail de Kep pour faire des visites dans les environs. Au programme de samedi, une excursion en bateau à l'île aux lapins où nous avons fait de la plage, nagé, marché et mangé.
Sur cette île, il y a quelques petits villages et des bungalows très sommaires pour les visiteurs. Sans électricité, ni confort évidemment, mais sympathique. J'ai même emprunté pour 2$ le roman Geisha, parce que le gars du gîte où je l'ai vu ne voulait ni le vendre, ni l'échanger. Il ne voulait que le prêter, ce que j'ai fait... sans date de retour.
Dimanche, nous avons pris 2 tuk tuk pour visiter la campagne environnante. D'abord, nous avons découver une plantation de poivre. Le poivre de Kampot est renommé dans le monde entier parait-il, j'en ai donc fait provision. Avis aux intéressés! Ensuite, nous devions visiter des grottes assez éloignées, mais nous avons fait un arrêt dans un petit paradis, le Vine Retrait, une guesthouse superbe dans la campagne avec une belle piscine. Un lieu de retraite assurément, mais nous croyions visiter un vignoble. Wine, Vine.... Confusion! Faute de vin, nous y avons pris une bière, avec des arachides chaudes. Délicieux! Nous avons décidé de ne pas nous rendre aux grottes qui nous semblaient bien loin en tuk tuk, surtout que le nôtre avait "patenté" un bidon d'eau avec un tube qui dégoutte sur le moteur pour le refroidir. Bien contentes de cette décision, car il nous a fait prendre le champs involontairement... à deux pas d'une riziaire. Heureusement, nous n'avons pas renversé, mais nous avons dû le pousser pour traverser une voie ferrée en construction deux fois plutôt qu'une. On ne vit ça qu'une fois dans sa vie!
Direction les marais salants. Bof! Des champs d'eau salée qui s'évapore en 3 jours pour ensuite en récolter le sel. Notre chauffeur de tuk tuk n'avait aucune réponse à nos questions et il ne connaissait pas les propriétaires de l'endroit. Accompagnés d'enfants assez misérables, nous nous sommes un peu promenés sur le rebord des champs. Curiosité pour les chimistes, le sel se cristalise sous forme de cubes. Habituel?
Petit arrêt dans une plantation de cashew nuts, (cachu? me souvient pas comment l'écrire en français). C'est la petite queue d'un petit fruit acide jaune ou rouge. Une queue par fruit qui doit murir, sécher au soleil et je ne sais pas à quelle étape on casse l'enveloppe qui entoure la noix. Pas vu, pas su.
On comprend pourquoi c'est si cher.
Nos chauffeurs nous proposent de nous amener manger dans un nouveau restaurant français au bord de l'eau et à côté d'un petit village de pêcheurs. Odeur de poissons peu apétissante en arrivant, mais au resto, plus d'odeur. Un menu français comme il y en a beaucoup à Kep. Je commande une tourte aux oignons et salade, d'autres la soupe aux fruits de mer ou carpacho de crevettes. Le tout goûtait la même chose, soit le sel. Est-ce notre goût qui est déformé par notre court passage aux marais salants? Bref! L'équipe qui reste à Kep et qui aime bien essayer de nouveaux restaurants n'y reviendra pas.
Il y a beaucoup de français installés à Kep. Ils tiennent des guesthouses, des restaurants, un Sun Market et il y a beaucoup de touristes également. Le bord de mer, le parc, la montagne, la tranquillité de l'endroit en font un endroit tout à fait agréable. Mais ça construit en grand comme à tous les bords de mer en Asie en ce moment et pas nécessairement pour les petits budgets. C'est plutôt Resort chic!
L'époque des routards achève-t-elle? Restera que les voyages de groupes organisés. Peut-être qu'après 70 ans, c'est la solution. Peut-être sont-ils visionnaires et qu'ils voient venir les routards en marchette?
C'est un peu à regret que je quitte cette petite ville calme pour la capitale, la très chaude Phnom Penh pour une autre fois et pour travailler.
vendredi 3 février 2012
Semaine du 29 janvier 2012
Fête à l'orphelinat
Dimanche après la réunion de coordination, le groupe de CASIRA était invité pour une petite fête à l'orphelinat. Scéance photos avec l'équipe qui termine son mandat devant les travaux réalisés,accueil du nouveau groupe, chansons en français, spectacle de danse kmer (Apsara) donné par les enfants et finalement, danse générale. À 5h de l'après-midi, inutile de dire que c'était aussi un vrai sauna. Nous avons presque appris la danse en ligne que les kmers dansent partout, sur la promenade à Phnom Penh, à la télé, dans les clips... C'était bien agréable. Les enfants sont très sympathiques et attachants. Lundi midi, départ du groupe 1 pour Phnom Penh et repos pour moi à la magnifique piscine de La Véranda. L'endroit est superbe et la piscine salée pour moi toute seule à un moment donné.
Sihanoukville
Mardi, je suis partie en minibus pour Sihanoukville, une station balnéaire populaire au Cambodge (la seule d'ailleurs). J'ai réservé une petite guesthouse française recommandée par Le Routard et une copine française. Comme je suis seule, j'ai pensé que ce serait sympathique d'être entre francophones et ce sera la première fois que je fais cette expérience. La guesthouse est plutôt sommaire, le restaurant français est bien et le proprio Valton est sympathique. La clientèle, disons que ce sont des habitués, homms surtout, qui y viennent régulièrement. Ils fument, boivent et ont des petites amies cambodgiennes. Pas mon style quoi! Comme il n'y a pas de climatisation, je n'y retournerai pas.
La rue qui descend à Serendipity Beach où je logeais l'année dernière est transformée. Il y a un an, c'était un chantier de construction. Je disais toujours que c'était Beyrouth après un bombardement. Maintenant, la rue est pavée, de nombreuses et nouvelles contructions sont apparues. C'est assez chic. Je suis retournée au même petit coin de plage à Ochheuteal beach que l'an dernier. Les garçons du resto sont adorables, ils ont changés l'ameublement et derrière, on a contruit des douches et toilettes propres. C'est appréciable. Au bout de cette plage, il y a moins de touristes et le soir, il n'y a que des kmers qui viennent y manger en groupe.
Je suis allée à SKV pour y visiter l'orphelinat Aspeca. C'est le plus gros que j'ai visité jusqu'à maintenant. Il compte environ 170 enfants dont 140 internes et le reste externe, c'est-à-dire qu'ils vivent dans leur famille qui est aidée par Aspeca. C'est un peu sur le modèle de celui de Kep. Des petites maisons avec environ 10 enfants et une maman. Chaque maison a son potager et il y a un beau grand bâtiment communautaire pour l'infirmerie, la salle de broderie, de couture, etc. Les salles de classe sont en retrait. On y donne des cours de récupération pour aider les grands à passer leur bac (lycée) et des cours de langues (anglais, français). La bibliothèque est aussi dans un bâtiment séparé. Il y a plein d'arbres fruitiers, des terrains de jeux, un kiosque, des potagers. Bref, c'est vraiment un beau milieu de vie pour un orphelinat. J'avoue que ce n'est pas ce que j'imaginais. Quand on voit les enfants qui vivent sur les trottoirs et qui ramassent les bouteilles de plastique, je me dis que ceux-là ont de la chance, Aspeca les aide jusqu'à leur autonomie. Comme la directrice ne parle pas français, ni anglais, elle était accompagnée par une ancienne filleule qui parle bien français et qui est professeur de français au Lycée. Elle a même fait l'université.
Malheureusement, tout est en bon état et très propre. Quelques toitures à changer ou réparer et ce n'est pas le genre de travail que CASIRA fait habituellement. La majorité des bénévoles sont des femmes retraitées. Moi, je ne monterais certainement pas sur le toit du kiosque pour le réparer! Il y aurait possibilité d'aider aux cours de français et à l'animation de la bibliothèque. J'ai visité des guesthouses autour et j'en ai trouvé deux très bien, dont l'une à 10 minutes à pied de la Victory Beach et de l'orphelinat et c'est très très chic. Prix non négocié pour un groupe: 15$ ou 20$ selon la grandeur, avec a/c, Wi-fi, eau chaude ascenseur et balcon privé. L'orphelinat en retrait d'une pagode et la belle guesthouse près d'une plage tranquille serait un lieu de travail intéressant pour nos bénévoles s'il y avait du travail pour nous.
Il y a eu deux orages assez violents à SKV pendant mon séjour. Impressionnant!
Retour à Kep
Vendredi matin, je repars en minibus pour Kep. Cette fois, pour découvrir le coin avec l'équipe en place. L'équipe 2 ira sur l'ile aux lapins (Koh Tonsai) demain et dimanche, ce sera la visite des points d'intérêt de la région de Kampot et Kep: marais salant, plantation du poivre, caverne, temple...
Arrivée tôt à Kep, j'en profite pour mettre à jour mon blogue. Malheureusement, le téléchargement des photos est trop long. Il faut que je trouve une solution à ce problème.
Dimanche après la réunion de coordination, le groupe de CASIRA était invité pour une petite fête à l'orphelinat. Scéance photos avec l'équipe qui termine son mandat devant les travaux réalisés,accueil du nouveau groupe, chansons en français, spectacle de danse kmer (Apsara) donné par les enfants et finalement, danse générale. À 5h de l'après-midi, inutile de dire que c'était aussi un vrai sauna. Nous avons presque appris la danse en ligne que les kmers dansent partout, sur la promenade à Phnom Penh, à la télé, dans les clips... C'était bien agréable. Les enfants sont très sympathiques et attachants. Lundi midi, départ du groupe 1 pour Phnom Penh et repos pour moi à la magnifique piscine de La Véranda. L'endroit est superbe et la piscine salée pour moi toute seule à un moment donné.
Sihanoukville
Mardi, je suis partie en minibus pour Sihanoukville, une station balnéaire populaire au Cambodge (la seule d'ailleurs). J'ai réservé une petite guesthouse française recommandée par Le Routard et une copine française. Comme je suis seule, j'ai pensé que ce serait sympathique d'être entre francophones et ce sera la première fois que je fais cette expérience. La guesthouse est plutôt sommaire, le restaurant français est bien et le proprio Valton est sympathique. La clientèle, disons que ce sont des habitués, homms surtout, qui y viennent régulièrement. Ils fument, boivent et ont des petites amies cambodgiennes. Pas mon style quoi! Comme il n'y a pas de climatisation, je n'y retournerai pas.
La rue qui descend à Serendipity Beach où je logeais l'année dernière est transformée. Il y a un an, c'était un chantier de construction. Je disais toujours que c'était Beyrouth après un bombardement. Maintenant, la rue est pavée, de nombreuses et nouvelles contructions sont apparues. C'est assez chic. Je suis retournée au même petit coin de plage à Ochheuteal beach que l'an dernier. Les garçons du resto sont adorables, ils ont changés l'ameublement et derrière, on a contruit des douches et toilettes propres. C'est appréciable. Au bout de cette plage, il y a moins de touristes et le soir, il n'y a que des kmers qui viennent y manger en groupe.
Je suis allée à SKV pour y visiter l'orphelinat Aspeca. C'est le plus gros que j'ai visité jusqu'à maintenant. Il compte environ 170 enfants dont 140 internes et le reste externe, c'est-à-dire qu'ils vivent dans leur famille qui est aidée par Aspeca. C'est un peu sur le modèle de celui de Kep. Des petites maisons avec environ 10 enfants et une maman. Chaque maison a son potager et il y a un beau grand bâtiment communautaire pour l'infirmerie, la salle de broderie, de couture, etc. Les salles de classe sont en retrait. On y donne des cours de récupération pour aider les grands à passer leur bac (lycée) et des cours de langues (anglais, français). La bibliothèque est aussi dans un bâtiment séparé. Il y a plein d'arbres fruitiers, des terrains de jeux, un kiosque, des potagers. Bref, c'est vraiment un beau milieu de vie pour un orphelinat. J'avoue que ce n'est pas ce que j'imaginais. Quand on voit les enfants qui vivent sur les trottoirs et qui ramassent les bouteilles de plastique, je me dis que ceux-là ont de la chance, Aspeca les aide jusqu'à leur autonomie. Comme la directrice ne parle pas français, ni anglais, elle était accompagnée par une ancienne filleule qui parle bien français et qui est professeur de français au Lycée. Elle a même fait l'université.
Malheureusement, tout est en bon état et très propre. Quelques toitures à changer ou réparer et ce n'est pas le genre de travail que CASIRA fait habituellement. La majorité des bénévoles sont des femmes retraitées. Moi, je ne monterais certainement pas sur le toit du kiosque pour le réparer! Il y aurait possibilité d'aider aux cours de français et à l'animation de la bibliothèque. J'ai visité des guesthouses autour et j'en ai trouvé deux très bien, dont l'une à 10 minutes à pied de la Victory Beach et de l'orphelinat et c'est très très chic. Prix non négocié pour un groupe: 15$ ou 20$ selon la grandeur, avec a/c, Wi-fi, eau chaude ascenseur et balcon privé. L'orphelinat en retrait d'une pagode et la belle guesthouse près d'une plage tranquille serait un lieu de travail intéressant pour nos bénévoles s'il y avait du travail pour nous.
Il y a eu deux orages assez violents à SKV pendant mon séjour. Impressionnant!
Retour à Kep
Vendredi matin, je repars en minibus pour Kep. Cette fois, pour découvrir le coin avec l'équipe en place. L'équipe 2 ira sur l'ile aux lapins (Koh Tonsai) demain et dimanche, ce sera la visite des points d'intérêt de la région de Kampot et Kep: marais salant, plantation du poivre, caverne, temple...
Arrivée tôt à Kep, j'en profite pour mettre à jour mon blogue. Malheureusement, le téléchargement des photos est trop long. Il faut que je trouve une solution à ce problème.
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