jeudi 28 mars 2013

Galungan à Ubud

Finalement, la fête Galungan n'a pas été ce qu'on attendait.  C'est une fête importante où l'on fête la victoire du bien sur le mal, mais en famille.  Depuis des jours, les balinais préparaient les maisons en décorant les temples, les statues et en préparant des offrandes qu'on livre sans arrêt. On préparait aussi des petits plats spéciaux enrobés dans des feuilles de bananiers.  On faisait le ménage, on prenait sa douche.. pour être beau le jour G.

Effectivement, hommes, femmes et enfants étaientt beaux dans leurs sarongs.  Hier matin, les touristes motivés (dont Evelyne et moi) portions le "sarong" (en fait un pareo) et la ceinture pour pouvoir entrer dans les temples.  Nous étions moins authentiques, mais nous étions plusieurs à chercher la fête... qu'on n'a pas trouvé. Nous savions que le matin, ils faisaient des offrandes de 7h30 à 11h et nous cherchions les temples.  Mais il n'y avait personne.  Tous étaient dans leur temple privée à la maison.  Curieusement, à notre hôtel, il n'y avait rien, alors que les deux derniers jours, il y avait des cérémonies avec prêtre privé.  Nous avions bien été invité dans une famille par Nick, un garçon charmant, mais on n'a pas osé. Je ne voulais pas trop me retrouver dans une famille qui font des offrandes et prières pendant des heures.  Ça va quelques minutes, mais des heures... Ça pouvait être gênant de partir. 

C'est l'entrée de notre hotel, le Gutti's Garden Bungalows
 



Comme tous les touristes errants, nous sommes rentrés à l'hôtel et j'ai entendu que les gens iraient au Temple vers 11 h.  Nous avons remis notre kit et sommes allés au temple.  On pouvait voir les gens partir en moto avec des paniers, il se passait quelque chose.  Au temple sur la rue principale, quelques familles arrivaient en moto avec des paniers d'offrandes et allaientt faire des prières et offrandes.  Il n'y avait pas beaucoup de monde.  Ils restaient une vingtaine de minutes et repartaient avec les gros paniers, probablement pour continuer la tournée. 









Pendant l'heure du repas, il n'y avait personne.  Ils mangeaient en famille et devaient faire
des visites, car à notre hôtel, il y avait de la visite en après-midi.

J'ai entendu des sons dans la rue en fin d'après-midi.  C'était des enfants qui passaient de maison en maison déguisés en animal effrayant (genre dragon), pendant que d'autres enfants faisaient de la musique avec des instruments traditionnels. Cette activité est la danse Barong qui est une activité traditionnelle hindouiste. C'est un art de la rue fait par les enfants et adultes lors de cette fête.  Ils vont de village en village pour représenter la victoire du bien (Dharma) sur le mal (Adharma).

 
 



La fête de Galungan doit durer dix jours et se terminer par une autre journée de fête importante, le Kuningan.  D'ici là, chaque jour a son nom et les offrandes se poursuivent.  Les jeunes garçons se font un plaisir à défiler dans la rue en bandes. Parfois, ils demandent aux passants une offrande pour le Barong.  Avec l'argent récolté, ils s'achètent une crème glacée ou autre friandise.

Les penjors resteront plantés dans les rues pendant 42 jours, après quoi ils seront démontés et les décorations brûlées symboliquement.

mardi 26 mars 2013

Préparations pour le Galungan

Que font les femmes à Ubud à la veille de la pleine lune et de la fête du 27 mars?
 
Elles préparent des paniers d'offrande, du matin au soir. En fait, il parait qu'elles font cela tout le temps, d'après ce qu'a vu ma coéquipière Evelyne. On met des petites offrandes partout: à notre hôtel, elles sont très actives.  Elles font les paniers qu'elles replissent de riz, fleurs, condiments, et les déposent partout: au pied de l'escalier, à l'entrée de l'hôtel, sur les petits trottoirs, sur les statues, dans le restaurant et dans les petits temples disséminés un peu partout sur le site. Il y en a au moins quatre ici à l'hôtel.  Hier matin, un prêtre y faisait des prières avec encens, etc.  Hier pm., un autre prêtre a fait une cérémonie avec les femmes: offrandes, clochettes, chants, prières, parade des femmes qui aspergent tout avec de l'eau (bénite?)... Et tout ça, se passe à l'hôtel.  Cérémonies, offrandes... à temps plein.



 
 
 
Hier matin à l'hôtel, on a refusé de faire mon petit lavage. Pas le temps! Lorsque nous sommes rentrées hier soir, vers 9h30, elles confectionnaient encore des petites offrandes dans le noir.

Il ne faut pas penser qu'il n'y a que les femmes qui travaillent pour la religion ou les coutumes.  Les hommes travaillent depuis une semaine sur une longue tige de bamboo qu'ils décorent et placent devant la maison, le penjor.  Il commence à en avoir beaucoup qui sont installées debout dans notre petite rue, les autres sont en préparations.  En rentrant hier soir, il y avait aussi des hommes qui y travaillaient encore.  Il faut que ce soit prêt pour la Fête du 27 mars, le Galungan, qui se fête à tous les 210 jours.

Au Gulundan, les familles se réunissent pour célébrer les bonnes choses.  Ils remercient pour les bienfaits de la nature et invitent les ancêtes avec eux.  Ils ne sont pas très loin.  Les tombeaux sont sans le temple principal au centre de la maison. La maison balinaise est une sorte de centre communautaire. Toute la famille y vit.  Il y a des petites maisons ou chambres privées, une cuisine et les ancêtres dans le temple.  C'est une sorte de communauté qui vit de génération en génération. La porte de la maison ressemble à une entrée de temple.  En entrant, on contourne le temple et on se demande où on est. On est dans un temple ou dans une maison?

 
 
 
Evelyne m'avait dit qu'à Ubud, c'était différent.  Les gens faisaient des offrandes, les maisons ressemblent à des temples et les balinais pratiquaient leurs coutures sans se préoccuper des touristes.  Ça ressemble à ça. 


Temple? Maison privée? Une petite affiche sur le petit temple de l'entrée dit que c'est une guesthouse.












samedi 23 mars 2013

Sanur beach


Je passerai finalement cinq jours à Sanur, un petit port de pêche sur la côté est de Bali. Nous y sommes restés pas particulièrement pour la plage qui est... Bof! Je ne saurais la qualifier.  Il y a peu d'eau, mais on peut y faire trempette. Il y a les drôles de bateau qui ressemblent à des insectes colorés. Il y a peu de touristes en ce moment, donc les vendeurs, masseuses, taxis, cherchent des clients et nous poursuivent.  Il y a de beaux hôtels, des boutiques et restaurants au bord de la plage.  Mais la plage est insupportable au soleil; c'est peut-être pourquoi il n'y a presque personne.  Le soleil chauffe le sable qui nous brûle les pieds; difficile d'y marcher. Impossible d'imaginer s'étendre au soleil ou même sous un parasol. Trop chaud! Et nous sommes à la fin de la saison des pluies.  J'imagine qu'il fera plus chaud dans quelques semaines.

Hier, Evelyne et moi avons passé une partie de la journée à la plage.  Nous avons trouvé un restaurant qui était complètement sous les arbres et avec quelques chaises longues que l'on pouvait utiliser si nous consommions.  Parfait! Le menu est correct et les prix très raisonnables.  Nous étions les seules clientes de la matinée. Sous les arbres et sous un parasol en plus, nous étions bien confortables.  J'ai essayé d'aller me baigner, mais le sable était brûlant et un énorme tuyau (d'égoût?) à quelques mètres m'enlevait un peu l'envie de me tremper.  Il y avait pas mal de déchets aussi qui flottaient dans l'eau... Je me reprendrai à la piscine de notre hôtel.  Finalement, la plage pour se baigner est... Bof!

Nous y étions bien pour relaxer avec les vagues de l'océan et bien tranquilles.  Quelques vendeuses sont venues, mais pas beaucoup.


Petit panier d'offrandes que les gens déposent partout: sur les trottoirs, sur la plage...

Un artiste qui peint des oeufs en bois

La promenade sur la plage de Sanur
 


vendredi 22 mars 2013

Uluwatu et Jimbaran

Au sud de Bali, il y a un temple sur un promontoir à voir au coucher de soleil, le Uluwatu habité par des singes chapardeurs. Nous avons pris un taxi à trois pour nous y rendre en fin de journée.  Nous y sommes arrivées vers 5h15 car il y avait beaucoup de traffic.  Notre chauffeur nous a guidé pour la visite du temple, où il n'y a pas grand chose finalement. On monte des marches d'où on peut admirer la mer en bas de la falaise.  On se sent davantage sur la muraille de Chine que dans un temple.  On voit bien la structure en hauteur tout en haut, mais c'est tout petit.  On monte et redescend pour nous diriger au spectacle de danse à 18h.  La Kecak est une danse d'hommes qui imitent les sons d'une armée de singes.  Cette danse est intégrée à un extrait du Ramayana, grande épopée indienne. Le spectacle se déroule au soleil couchant et en attendant qu'il se couche, on ... sue en titi.