samedi 23 février 2013

Le Plateau des Bolovens

Pakse est le point de départ de plusieurs excursions pour découvrir des régions du sud du Laos.  Nous avons acheté une excursion d'une journée en minivan pour faire le tour du plateau des Boloven.  Au programme, on s'arrête pour admirer des chûtes (Tad Fane, Tad Phasuan, Tad Lo), deux villages ethniques dont celui des Taoy, des cultures de café et thé. Ce fût une magnifique ballade, non seulement parce que la région est superbe, mais nous avons eu beaucoup de plaisir à nous retrouver en groupe.  Malheureusement, nous n'avions pas de guide et notre chauffeur parlait peu anglais. Pakse est une petite ville et les touristes se retrouvent aux mêmes endroits.  Nous avons donc retrouvé un couple d'anglais qui étaient avec nous au Festival du Vat Phou, une québécoise qui loge à notre guesthouse, deux soeurs suisses, un couple de québécois... Nous nous retrouvions deux minivans aux mêmes arrêts et nous avons eu beaucoup de plaisir.

Les arrêts étaient parfois de trente minutes, mais à Tad Lo, nous sommes restés au moins deux heures.  Le temps de manger, de découvrir deux cascades dont une où nous pouvions nous baigner.  L'endroit est particulièment attrayant.  J'ai aussi particulièment aimé le dernier arrêt où il y avait trois chûtes dans un décor enchanteur.


 Première cascade, très haute, mais peu impressionnante
 
Dégustation de thé et café dans une plantation
 
 Tad Lo
 

 Cascade à Tad Lo
 Dans un village où l'on fait du tissage
 
 


Impressionnantes ces cascades!
 
Trois québécoises au Boloven.
 
Mon endroit préféré, entourée de la forêt et de la cascade...Paix!
 
 Petite marchande qui compte ses kips

 Pour terminer cette magnifique journée, nous nous sommes donnés rendez-vous au Pakse Hotel, soit pour souper ou pour déjeuner le lendemain matin.  Nous avons adopté les deux restaurants de cet hôtel à deux pas de notre guesthouse.  Le soir, le restaurant sur le toit permet une belle vue sur la ville et le matin, le buffet au restaurant du rez-de-chaussé est excellent. Le tout pour un prix très raisonnable.

jeudi 21 février 2013

Arrivée au Royaume du million d’éléphants


 

Après une dizaine de jours assez tranquilles à Siem Reap, je n’avais pas très envie de faire plus de douze heures de bus pour se rendre aux 4 000 îles au sud du Laos. Heureusement, Sylvie ma compagne de voyage, était du même avis.  Nous prendrons donc un avion de LaoAirlines de Siem Reap vers Pakse, la deuxième plus grande ville du Laos.  Sylvie et moi, avons jusqu’au 15 mars environ à passer ensemble.  Elle doit retourner à Phnom Penh pour rejoindre ses amis qui termineront leur mission pour ensuite, visiter le Vietnam.  Moi, je dois me rendre à Bangkok pour prendre un avion pour Bali le 19 mars.  D’ici là, on verra…

 

Le 20 février, nous partons donc pour découvrir une partie « du Royaume du million d’éléphants », ancien nom du Laos.  L’avion part 20 minutes avant l’heure, presque vide, pour 45 minutes de vol.  C’est un avion récent, très propre et  on nous sert même un petit repas. Il y a cinq ans, j’étais venu au nord du Laos pour une dizaine de jours.  Je me souviens d’autobus délabrés et de routes dangereuses. Je me souviens aussi de la beauté des paysages, des montagnes karstiques, des rivières au fond des vallées et de la grande pauvreté des villages.  Évidemment, Luang Prabang est une ville d’exception, qui ne ressemble pas vraiment au reste du pays. Je ne sais pas grand-chose du sud du pays, sauf que les distances à parcourir sont longues et que les 4 000 îles seraient  un petit paradis où nous comptons nous reposer après cinq semaines de travail intense au Cambodge.


 
Nous pensons profiter de notre passage à Pakse pour planifier un peu notre voyage, car nous nous sommes peu vus pendant notre séjour au Cambodge.  Sylvie travaillait à Siem Reap et moi, à Phnom Penh. J’ai fait une réservation dans une guesthouse recommandée dans les guides, SalamChampa Guesthouse, qui s’est avérée un très bon choix.

 
Au  premier abord, Pakse ne paie pas de mine. D’abord, nous avons pris des informations pour des excursions au Plateau des Boloven et au Festival du Vat Phou qui se déroulera cette année du 20 au 25 février.  Dans mon guide, on dit que c’est un événement à ne pas manquer.  Coup de chance! C’est une fois par année et nous sommes dans les environs.

On essaie de connaître le programme et, même au bureau d’informations touristiques, ils ne l’ont pas.  Tout le monde nous encourage à y aller, soit à la soirée d’ouverture ou à la clôture.  La clôture est un peu loin. On ne va pas rester cinq jours à Pakse!  Allons donc pour la soirée d’ouverture dès notre premier soir.  Départ en minivan à 17h et retour à 22h. Prix?  Pas mal cher. Soit environ 17$ pour le transport, plus le prix d’entrée de 4$  Bon! On n’aura pas d’autres occasions.                 

 
Je n’oublierai pas de si tôt cette soirée.  D’abord, il fait noir. Complètement.  Je n’ai que mon téléphone pour éclairer la route en gros gravier et, je suis en « gougounes ».  On voit de la lumière dans la montagne, on dirait des chandelles.  Pas rassurant de grimper une montagne dans le noir! On marche prudemment, mais en nous demandant où est le Festival?  En arrivant à de vieilles pierres (on suppose que c’est le Vat Phou), on constate qu’il est fermé en soirée.  Il y a bien quelques projecteurs, mais rien d’exceptionnel.  On continue jusqu’aux escaliers qui conduisent aux petites lumières dans la montagne.  Quelqu’un nous dit qu’il y a un Bouddha et que c’est dangereux dans le noir.  Pas surprises! Sylvie veut aller voir, pas moi.  Je l’attends donc là.  Au retour, elle confirme qu’il y a une statut de Bouddha et que la descente est assez dangereuse.  On nous avait parlé d’une parade, d’un premier spectacle « sons et lumières » au Laos.  Rien ne ressemble à cela.  Je commence à avoir sérieusement faim et on se dirige vers des tables (un marché?) que l’on aperçoit dans une clairière.  Entre-temps, au Vat commence une « pratique », sans costume, de la représentation de ce qui doit être le « Sons et lumières », en langue lao. Vraiment pas spectaculaire. On se dirige vers la clairière et plus on approche, plus c’est bruyant.  C’est une sorte de marché avec artisans, vendeurs, restaurants, etc. avec chacun sa propre musique. On ne voit rien d’inspirant, sauf un petit kiosque où des thaïlandais du sud (région malaisienne) font des longues crêpes et une sorte de café sucré au lait Eagle Brand tout en faisant un spectacle.  Très amusant! On goûte. C’est bon!
 

                                            Le Vat Phou
 

Fatiguées, on cherche à s’asseoir et les seules chaises sont à un concours de musiques de laotiens et vietnamiens que je qualifierais… d’amateurs.  Au début, c’est drôle de voir des groupes de musiciens habillés en soldats avec un chanteur qui oublie parfois les paroles.  Après deux ou trous groupes, toujours le même modèle : quatre musiciens (guitare, basse, clavier, batterie), un chanteur, un coup de boucane au début et tous en beaux costumes de diverses armés que je ne saurais identifiée. Ça grince et je n’en peux plus.  Je me bouche les oreilles. Même pas drôle! Le fameux Festival semble commencer officiellement le 20, mais il n’y a rien.  Le 21, c’est un concours de Miss et le 22, l’ouverture officielle.  On nous a bien eu!  On doit attendre 10 heures pour revenir.  Et dire que nous pensions que c’était un festival bouddhiste avec le Vat éclairé aux chandelles et des moines qui défilent…  Ce sera peut-être le 25, mais on ne m’y reprendra plus. 

 

 

 


 

dimanche 17 février 2013

Séjour à Siem Reap

Les deux groupes de bénévoles arrivés vers le 10 janvier, soit douze personnes, terminons notre mission au Cambodge par quelques jours à Siem Reap pour le volet culturel de notre mission.  Nous avons rejoins l'équipe qui travaille ici au développement d'activités économiques au village où nous avons construit une salle d'activités éducatives l'hiver dernier. Il y a trois projets, un touristique, un agricole et un autre artisanal qui devraient permettre à l'école d'être autonome financièrement.  Nous devrions nous retirer du projet d'ici quelques années.

J'ai été très déçue en arrivant.  Nous étions logés en face de notre hôtel habituel qui est très confortable, récent et avec une nouvelle piscine.  Nous nous retrouvions dans une vieille guesthouse pas trop propre, sans confort, qui ressemble à une auberge de jeunesse.  Internet ne marche pas, pas d'endroit pour mettre nos bagages, la clim ne marche pas... Bref! On veux déménager.

Arrivé dimanche à SR, et dès lundi matin, le groupe est allé faire du travail dans un orphelinat très pauvre. Les tables des classes ont été réparées, des tableaux neufs fixés, pendant que les enseignantes animaient des jeux avec les enfants. Il y a une demande afin que notre petite association intervienne dans cet orphelinat qui en a bien besoin. C'est en développement possiblement avec un Club Rotary.
 
Moi, je n'y suis pas allée. J'avais du travail d'écriture à faire pour les enseignantes qui termineront la mission.  Une collègue a aussi été mandatée pour trouver un autre lieu d'hébergement pour ceux qui veulent changer de guesthouse.  Pas facile pendant le Nouvel An chinois.  Tout est plein partout.  Nous avons trouvé une petite chambre à côté dans un restaurat koréen.  C'est propre au moins et il y a des meubles de rangement.  Après une nuit au Smiley, nous déménageons nos pénates côté du Side Walk.  J'ai une nouvelle coloc ici, car il a fallu séparer des personnes qui ne s'entendaient plus.  Pas toujours facile la vie de coopérants où il faut partager travail et chambre! Heureusement, pour moi, cela s'est bien passé.
 
Pour ceux qui ne sont jamais venu à Siem Reap, la visite des temples d'Angkor est l'intérêt principal.  Pour moi qui y suis allée les deux dernières années, je passe mon tour.  Même si je ne les ai pas tous vu, la visite des temples en plein soleil est très fatiguante.  Après un mois de travail intense pour ma part, j'ai besoin de m'arrêter. Je voudrais profiter de la ville animée et prendre un peu de bon temps.

Pour mon anniversaire, pour la deuxième année consécutive, nous nous retrouvons au Viva pour l'apéro, Margarita aux fruits, et avec quelques personnes du groupe, nous allons manger au Bamboo.  Pas de visite du Québec spéciale pour ma fête cette année, mais un bon groupe de québécois tout de même.


 
Une autre journée a été planifiée pour notre groupe.  Nous devons expérimenter le circuit touristime développé au village de notre école. Départ à 9h en minibus avec le guide qui fait son premier tour, Vantou.  Durant le trajet, il nous parle des environs, du Cambodge, un peu d'histoire... Il s'en tire assez bien pour un conducteur de taxi qui n'a jamais fait ce genre de travail. 


 
Au village, nous sommes reçus par le chef du village, Sophan qui sera notre guide pour la visite (c'est aussi notre responsable des cours d'anglais) et deux policiers (je ne sais pas pourquoi). Au programme: visite de la forêt protégée et riche en source d'eau naturelle exploitée par des intérêts étrangers (comme chez nous!), visite du temple du village et d'une famille, de leur jardin et dîner préparé par une femme du village que l'on déguste à l'extérieur, sous les arbres et pour terminer, arrêt à notre centre d'activités éducatives que nous avons construit l'année dernière.









J'étais bien contente de voir l'école terminée et l'enseignante payée par nous qui se préparait à recevoir les bambins pour la garderie de l'après-midi.  C'est une jeune fille très dévouée qui travaille très fort pour s'occuper des petits et enseigner l'anglais à des groupes de plus de 50 enfants en soirée. Après un an seulement, la peinture est déjà moins fraîche, la pompe pour l'eau est déjà cassée et il n'y a pas d'eau dans les lavabos installés à l'extérieur pour inculquer des habitudes d'hygiène.  Je me demande dans quel état ce sera dans cinq ans? On pourrait revenir pour rénover?




 
Au retour, on s'arrête chez ODA, l'orphelinat qui est à la base de notre implication au Cambodge.   Leng et sa femme ont adopté plus de vingt-cinq enfants et s'en occupent comme si c'était les leurs.  On ne peut voir la différence entre leurs enfants et ceux qui sont adoptés.  La maison a été rénové.  La cuisine agrandie et maintenant, il y a une cuisinière le matin.  La chambre des vingt garçons a été doublée de surface et de magnifiques lits en mois à trois étages ont été offerts par des donateurs.  Il y a même des matelats, ce que je n'ai jamais vu ailleurs.  Habituellement, il n'y a qu'une natte sur les lits des orphelinats.  Tous reçoivent une bonne éducation, des soins et mangent bien.  À l'orphelinat, Leng donnent des cours de peinture, car c'est un artiste.  Une galerie d'art permet aux visiteurs d'acheter des peintures dont une partie des revenues est placée dans un compte pour les études de chaque enfant. Des cours d'anglais sont donnés par des bénévoles et ils reçoivent aussi des cours de danse traditionnelle.  D'ailleurs, nous avons eu droit à une courte performance donnée par les filles en costume d'école. À chaque année, je les vois grandir et s'épanouir. Leng rêvait de construire des écoles d'anglais dans des villages isolés et où les enfants n'y ont pas accès. Il y a déjà six écoles de construites, dont la nôtre.

Il a plusieurs donateurs qui lui permettent de s'occuper adéquatement de ces enfants et de réaliser son rêve de construire 13 écoles d'anglais dans de petits villages.

Ça fait trois ans que je viens ici et je trouve que notre partenaire ODA est une petite organisation inspirante qu'il vaut la peine d'aider.  Leng est un homme de coeur qui veut aider les gens de son pays, comme plusieurs autres que j'ai rencontré. Il se donne complètement à son projet et je suis fière de contribuer financièrement à son développement.





La visite touristique du village se termine bien, malgré des besoins évidents d'ajustements dans le contenu et l'horaire.  J'en reviens tellement épuisée (surtout par la chaleur) que je décide de ne pas aller au souper avec  danse Apsara.  Je ne pourrai pas appréciée et aurai sûrement d'autres occasions de revoir ces danses traditionnelles.

 

jeudi 14 février 2013

Fin de séjour à Phnom Penh

Pour les deux dernières semaines de travail, le temps a passé très vite.  Je n'avais pas fait de projets pour la troisième fin de semaine car c'était les funérailles du roi Sihanouk pendant quatre jours (un article suivra sur ce sujet).  On attendait plus d'un million de visiteurs à Phnom Penh; j'ai pensé que ce serait difficile de circuler dans la ville et dans les environs.  Ce fût le cas.  Deux de nos collègues qui devaient aller à Kep n'ont pas réussi à trouver le bus qui devait les amener, plusieurs rues étaient fermées.
 
À part les funérailles, ce fût l'occasion de découvrir la piscine d'une petite guesthouse située à quelques minutes de notre hôtel.  Le 3-Mangos est une belle maison coloniale entourée d'un petit jardin.  La petite piscine y est charmante et le restaurant agréable.  Nous avons donc pris possession de la piscine et avons adopté l'endroit pour la fin de semaine.  Les travailleurs manuels qui finissent de travailler en début d'après-midi ont pu y retourner assez souvent avant leur départ.
 
Mon ami Pierre est arrivé à Phnom Penh en début de semaine.  Il a occupé une chambre à notre hôtel quelques jours avant de partir s'installer au  3-Mangos où il est encore (le chanceux!).
 
Cette dernière semaine de travail a été bien occupée, encore plus qu'au début.  Il y a eu l'arrivée des membres de la deuxième équipe qui arrivaient du Québec pour remplacer la première équipe en place depuis le début de janvier.  Donc, douze bénévoles supplémetaires sont arrivés les 4 et 5 février.  Pierre-Jacques, le directeur du projet, est venu de Siem Reap pour les accueillir.  Ça faisait vingt-cinq  bénévoles de Casira à l'hôtel Sydney. 

Le chef d'équipe de Phnom Penh qui n'était pas en forme depuis son arrivée a été hospitalisé au même moment pour une embolie pulmonaire sérieuse.  Il est d'ailleurs encore à l'hôpital et doit sortir bientôt pour une convalescence de quelques semaines. Nous sommes maintenant rassurés sur la qualité des soins à Phnom Penh.
 
Les anciens (première équipe) ont donc intégrés les nouveaux pour qu'ils prennent le relais.  Avant que l'équipe de Kep ne quitte, j'ai dû faire mon travail de coordinatrice des activités éducatives.  Plus d'une valise de matériel pédagogique supplémentaire a été emporté par les nouveaux arrivants.  J'ai donc partagé le matériel pour en envoyer à Kep.  J'ai rencontré les enseignantes pour leur donner les directives de fin de mandat.  Comme je ne serai pas présente à la fin de la mission, elles auront la responsabilité de disposer de tout le matériel que nous avons apporté du Québec.  Je veux qu'elles laissent dans des valises le matériel de base nécessaire au travail des enseignantes de l'année prochaine.  Ainsi, je n'aurai pas à recommencer à acheter, collecter et envoyer autant de matériel que les deux dernières années. 
 
Après le départ de l'équipe de Kep, je me suis consacrée aux enseignantes qui nous remplacera.  Elles sont venues travailler avec nous pendant deux jours et je leur ai donné les mêmes recommandations que pour l'équipe de Kep. Tout cela, tout en continuant à travailler comme d'habitude.
 
De plus, la semaine dernière, la directrice de l'enseignement des langues vivantes et des bibliothèques d'ASPECA est arrivé de France.  Je devais donc aussi la rencontrer pour faire le point sur notre mission et discuter de la poursuite de projets futurs avec la directrice cambodgienne et les coordonnatrices des centres. Je voulais faire le bilan, des ajustements et parler de notre collaboration future. Dernière réunion samedi pm chez ASPECA avec la directrice cambodgienne et tous les bénévoles québécois qui terminent leur mandat.  
 
Avant de partir, il faut dire au revoir aux collaborateurs, nouveaux amis, enfants, etc... Et faire nos bagages. J'ai dû faire ça à la hâte et je le regrette.  Cela doit être difficile de partir quand on reste des mois ici.  Les gens sont tellement gentils et chaleureux...
 
 
 
 
Spectacle de chants, danses et musique kmers pour notre dernier cours.
Très beau et touchant.
 
 
J'ai trouvé le temps pour voir mon ami Pierre pour souper et même, un dernier après-midi à la piscine.  J'ai soupé avec les français qui sont bénévoles dans les mêmes centres que nous et Maïthé, la directrice des langues vivantes.  Bref!  J'ai tout fait ce que je devais et voulais, mais je me sentais un peu stressée.  J'aurais aimé être un peu plus zen après quatre semaines au Cambodge.
 
 
Au 3-Mangos avec Pierre.


Au Lotus Blanc avec nos cousins, les français.

 
Je suis partie en même temps que tout le monde, la langue un peu à terre, comme on dit chez nous. J'ai aussi le sentiment du devoir accompli et beaucoup de satisfaction face à l'expérience que j'ai vécu en enseignement.  Je voulais l'expérimenter pour mieux comprendre les défis et les besoins de notre collaboration.  Il me reste à intégrer l'expérience et à en tirer mes conclusions après la fin de notre projet à la mi-mars. 
 
Cette dernière semaine, j'ai particulièrement trouvé exigeant d'avoir deux responsabilités: celle d'enseigner et celle de coordonner.  Je ne le ferai plus.